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partiel

 
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luernos


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MessagePosté le: Sam 29 Nov - 14:08 (2008)    Sujet du message: partiel Répondre en citant

salut lé gar maintenant que j'ai internet!!, je pe répondre a vos question surtout en archéo.
pour le reste j'ai prévu un pti weekend de révision dc ce qui font pareil peuvent venir sur le chatc'est touours mieux de réviser ensemble


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MessagePosté le: Sam 29 Nov - 14:08 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Vambo


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MessagePosté le: Lun 8 Déc - 15:29 (2008)    Sujet du message: partiel Répondre en citant

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AIDE POUR LE PARTIEL DE MERCREDI SUR LA MESOPO QUE CHUCK NORRIS SOIT AVEC VOUS !!!! 
L'empire Assyrien 
L'Empire assyrien a été le plus puissant empire mésopotamien de l'Antiquité. Les principales étapes de sa formation s'inscrivent dans l'activité guerrière de quelques souverains : Assournazirpal II (884-859 av. J.-C), Salmanasar III (858-824 av. J.-C) et Téglath-Phalasar III (746-727 av. J.-C). Ce dernier se fait proclamer roi de Babylone et impose une sorte de protectorat au royaume d' Israël. Après lui, de grands princes s'emploient à organiser l'empire, à l'étendre encore en Asie et en Egypte, non sans avoir à lutter à plusieurs reprises contre des révoltes. Ainsi, Sargon II (722-705 av. J.-C) doit faire face à une coalition de la Babylonie, de la Syrie et de l'Egypte.
Le règne d'Assourbanipal (668-627 av. J.-C) marque l'apogée de la puissance assyrienne, qui s'exerce des plateaux d'Asie Mineure aux rives du golfe persique, et de la Susiane à la Méditerranée. Mais les dimensions excessives de cette construction entraînent sa fragilité. En 612 av. J.-C, les Babyloniens et les Mèdes s'emparent de la capitale, Ninive, puis mettent fin à l'empire en 609 av. J.-C.  


Une cité-Etat
On ignore à peu près tout des origines de la cité d'Assour; les vestiges les plus anciens qui y ont été découverts sont deux temples de la déesse Ishtar datant du XXVI e  siècle av. J.-C. Les scribes assyriens ont laissé une liste royale qui prétend remonter aux origines, mais ces textes, en l'absence de synchronismes sûrs avec les rois d' Akkad et de Sumer, ne peuvent être - tout au moins dans leur partie la plus ancienne (et notamment pour ce qui concerne les «dix-sept rois qui ont habité sous la tente») - exploités à des fins chronologiques. Parce qu'elle commandait la route la plus directe entre la basse et la haute Mésopotamie, entre Sumer et Akkad et les riches régions minières du Kurdistan, de l'Arménie et de l'Anatolie, Assour fut assez tôt l'objet de la convoitise des royaumes et empires mésopotamiens.

Conquise par les Akkadiens, dévastée par les Goutis (envahisseurs originaires des monts Zagros), dominée par la III e dynastie d'Our (une des plus importantes cités fondées par les Sumériens), elle s'émancipe seulement après 2025 av. J.-C., lorsque l'Empire néosumérien se désagrège. Ses princes, qui portent alors le titre de «vicaire» de la divinité Assour ou de «chef de l'assemblée» des citoyens, œuvrent activement à son redressement; les inscriptions qu'ils ont laissées mentionnent la construction et la restauration de temples, l'érection de murailles ainsi que des travaux d'adduction d'eau.

Une métropole commerciale
Aussitôt affranchie de toute allégeance envers le Sud mésopotamien, Assour met à profit sa position de port fluvial et de carrefour routier dans un commerce à longue distance. Assez rapidement, elle surclasse les cités-Etats concurrentes - Isin et Larsa, Eshnounna et Mari - et s'impose comme la principale organisatrice des échanges commerciaux entre le Zagros, le Kurdistan, l'Anatolie et la Mésopotamie.  

Les «karu» assyriens de Cappadoce
Les marchands assyriens s'implantent massivement sur le plateau anatolien et créent des comptoirs commerciaux, les karu, dans une quinzaine de villes d'Anatolie centrale. Tous ces comptoirs ou associations autonomes de marchands assyriens relèvent du karum Kanesh, établi dans la ville basse de Kültepe, à proximité de la citadelle abritant le palais du roi local. Cet organisme central, dépendant à son tour du Quai d'Assour, agit pour le compte de l'Etat assyrien: il a pour charge de contrôler et de taxer toutes les transactions, de juger de tous les litiges et de défendre les intérêts des marchands assyriens auprès des dynastes locaux. Cependant, quoique lié à l'Etat, le karum a ses propres activités commerciales: il dispose de magasins et d'entrepôts, s'adonne à l'importation et à l'exportation de marchandises et réalise des opérations bancaires en consentant des prêts ou en contractant des emprunts.  

Les échanges
Les activités des karu nous sont connues par des milliers de tablettes dites «cappadociennes», véritables archives économiques et juridiques en écriture cunéiforme trouvées sur les sites turcs de Kültepe (l'ancienne Kanesh, près de l'actuelle Kayseri), d'Alisar (Ankouwaa) et Boiazköy (Hattousha). Assour échangeait le cuivre et la laine en provenance d'Anatolie contre de l'étain (annakum) - indispensable à la métallurgie locale du bronze -, des étoffes et des ânes. L'étain, importé de l'Iran ou du Bélouchistan, avait une valeur marchande sept fois supérieure à celle du cuivre anatolien et son commerce assura pendant près d'un siècle la prospérité de la capitale assyrienne.  

La tutelle mitannienne
Vers 1850 avant J.-C., une guerre entre populations anatoliennes interrompt ce trafic lucratif. Assour, à nouveau appauvrie, doit encore faire face aux tentatives d'hégémonie des rois mésopotamiens. Finalement, en 1816, elle tombe entre les mains d'un Amorrite, Shamshi-Adad, qui régnait à Shoubat-Enlil, cité de la région du Khabur.  

Les conquêtes de Shamshi-Adad
Shamshi-Adad, après avoir détrôné le souverain légitime, Erishoum II, prend Ninive puis étend son pouvoir sur une partie du Kurdistan irakien et sur la grande ville de l'Euphrate, Mari, où il installe son fils Iasmah-Adad. Poursuivant d'autres conquêtes, il s'érige en maître de toute la haute Mésopotamie et impose sa suzeraineté aux cités d'Eshnounna et de Babylone. Sous son règne, Assour, qui n'est plus capitale du royaume, retrouve néanmoins sa vocation de port commercial et ses marchands (tamkaru) refont leur apparition en Anatolie.  

Les problèmes de succession
Toutefois, cet embryon d'empire ne survit pas à son fondateur. Les colonies assyriennes de Cappadoce périclitent à nouveau et les fils de Shamshi-Adad ne peuvent conserver les domaines paternels: Iasmah-Adad se fait évincer de Mari par le roi d'Alep; Ishmé-Dagan, son frère, dépossédé d'Assour par le roi d'Eshnounna, doit se mettre sous la protection d'Hammourabi, roi de Babylone et nouveau maître de la Mésopotamie. Après ce pseudo-règne d'Ishmé-Dagan (1783-1743), l'Assyrie, passée entre les mains de plusieurs usurpateurs, est reléguée à l'arrière-plan de la scène politique proche-orientale. Pendant plus de trois siècles, elle fera figure de petite principauté, successivement contrôlée par les Babyloniens, les Kassites et les Mitanniens.

La lutte contre les Mitanniens
Le renouveau assyrien débute au XIVe  siècle. Eriba-Adad I (vers 1383-1356) réussit à rejeter la tutelle mitannienne et, dès 1370, récupère la cité de Ninive ainsi que les territoires situés aux abords du Tigre.
Assour-Ouballith I (vers 1366-1330), aussi entreprenant, guerroie contre les Mitanniens et intervient même dans les affaires du royaume kassite de Babylone. Ses successeurs, maintenant la même politique belliqueuse, se heurtent à nouveau aux Mitanniens passés sous la protection des Hittites, combattent les montagnards du Zagros et du Kurdistan et disputent aux Babyloniens le contrôle des routes commerciales menant en Iran.

La politique belliqueuse des Assyriens
Au XIIIe siècle, les Assyriens ne cessent de lutter contre les vagues d'invasions ou contre leurs voisins. Leur ardeur belliqueuse affecte alors jusqu'à leurs conceptions religieuses: Assour, leur dieu national, prend désormais un caractère guerrier et prétend à la domination universelle. La guerre est perçue comme un acte de piété; de défensive, elle devient offensive. Adad-Nirari I (vers 1298-1266), Salmanasar I (vers 1266-1236) et Toukoulti-Ninourta Ier (vers 1236-1199) mènent des campagnes le plus loin possible de leurs frontières. Les Egyptiens et les Hittites, alarmés, se coalisent en vain (1269).




De campagne en campagne, les Assyriens finissent par imposer leur puissance. A la haute Mésopotamie annexée par Salmanasar I, Toukoulti-Ninourta I ajoute la Babylonie, les pays d'Akkad et de Sumer, ce qui lui permet, à l'instar des rois sumériens et akkadiens d'autrefois, de se proclamer «roi de l'univers». Pour commémorer son triomphe sur Babylone, il fonde près d'Assour une nouvelle ville portant son nom.

La poussée araméenne
L'empire, comme jadis celui de Shamshi-Adad I, ne survit pas à son souverain. La grandeur de Toukoulti-Ninourta et peut-être aussi sa mégalomanie lui valent la suspicion de la noblesse, qui finit par l'emprisonner puis l'assassiner. Or, à la fin de son règne, la carte politique du Proche-Orient s'est sensiblement modifiée. La Babylonie kassite s'est reconstituée dès 1214, et les Assyriens doivent désormais compter avec de nouveaux venus: au nord-ouest, les nomades Moushki (des Phrygiens) et Kaska (originaires des montagnes du Pont) et, au sud-ouest, des Sémites, qui vont bientôt former la confédération araméenne.

Au milieu du XIIe siècle, l'Assyrie, ainsi assiégée, subit en outre l'attaque des Elamites, auxquels elle concède la région du Petit Zab. Malgré les réactions d'Assourresh-Ishi I (1133-1115) et l'exploit de Toukoulti-apil-Esharra I er (1115-1076) - qui s'aventure jusqu'au-delà du lac de Van et intervient en Méditerranée où il rançonne les villes phéniciennes -, l'Assyrie ne peut résister à la formidable poussée de ses adversaires. Les Araméens, après avoir pris la Babylonie, s'installent en plein coeur du pays assyrien, dévastent les campagnes et massacrent les populations.
Le renouveau de l'Empire d'Assyrie
Même menacée dans son intégrité nationale, l'Assyrie n'a pas beaucoup perdu de sa puissance. Le potentiel militaire des Assyriens est toujours intact; la lignée dynastique, ininterrompue depuis près de deux siècles, assure à l'Empire une solide continuité politique et, malgré les intrigues de la noblesse, le pouvoir bénéficie encore d'une relative stabilité.

La conjoncture extérieure
Ni la Babylonie - sa rivale de toujours - ni l' Egypte ne sont en mesure de réduire l'Assyrie; la première, elle aussi, a fort à faire avec les Araméens; la seconde, retirée d'Asie depuis longtemps, est désunie, partagée entre pharaons libyens sur le delta du Nil et grands prêtres d'Amon en Haute-Egypte. Cette conjoncture favorable sera exploitée par Assournazirpal II (883-859), auquel ses prédécesseurs, Adad-Nirari II (912-891) et Toukoulti-Ninourta II (891-884), avaient déjà frayé le chemin en effaçant la menace araméenne. Dès lors, les nomades, les Babyloniens, les Hittites et les Phéniciens font les frais d'une puissance assyrienne retrouvée.  

Les travaux d'Assournazirpal
En un demi-siècle de guerres impitoyables, l'Empire retrouve sa grandeur passée. Les villes, enrichies par le butin, s'ornent à nouveau de monuments. Assournazirpal ressuscite la cité de Kalhou (l'actuelle Nimroud), fondée au XIII e  siècle par son aïeul Salmanasar I , mais depuis lors tombée en ruine. Il se fait construire un palais sur plus de deux hectares: l'inauguration de cette nouvelle capitale donne lieu à dix jours de festivités auxquelles sont conviées 69 574 personnes, dont 47'074 venant de différentes parties du royaume.  

Salmanasar III
L'expansion et la prospérité assyriennes se poursuivent sous Salmanasar III (858-824), qui, comme son père, fait de la guerre son activité principale; ses expéditions, plus hardies, le mènent en Cilicie, en Arménie, en Palestine, au-delà du Zagros et même sur les rives du golfe Arabo-Persique.  

L'hégémonie assyrienne
A l'issue du grand règne de Salmanasar III, l'Assyrie, secouée par des révolutions intérieures et gouvernée par des rois de plus en plus effacés, finit par perdre une grande partie de sa zone d'influence. Les cités phéniciennes, les royaumes d' Israël, de Juda et le Naïri lui échappent totalement. De surcroît, elle est menacée, à sa porte même, par l'émergence du puissant royaume d'Ourartou (Arménie).  




Toukoulti-apil-Esharra III
Toukoulti-apil-Esharra III (746-727), le Téglath-Phalasar de la Bible, porté au trône par une révolte, entreprend de restaurer la puissance assyrienne. Ce monarque intelligent et méthodique rétablit le pouvoir royal et réorganise l'armée; en quelques années, il chasse les Ourartéens de la Syrie du Nord (743) et redonne ainsi à l'Assyrie un accès à la Méditerranée; de même, il annexe le royaume de Damas (742), pénètre dans le pays des Mèdes, occupe la Palestine et, tenté par la richesse de la Babylonie, s'y fait proclamer roi.  

Sargon II
La domination de l'Assyrie, vainement contrecarrée par une coalition égypto-élamite, se confirme encore sous Sargon II (722-705); l'Empire s'étend désormais sur tout le Croissant fertile, ainsi que sur une partie de l'Iran et de l'Anatolie; il dispose de deux fenêtres maritimes, l'une sur la Méditerranée, l'autre sur le golfe Arabo-Persique, et contrôle la majeure partie des cours du Tigre et de l'Euphrate. Désireux d'affirmer sa puissance, Sargon délaisse Kalhou pour une nouvelle capitale, Dour-Sharrouken (Khorsabad).  

Sin-ahhe-eriba
Le fils de Sargon, Sin-ahhe-eriba (705-680), le Sennachérib de la Bible, célèbre pour avoir détruit la cité de Babylone (689), fera de même en donnant à l'Assyrie une métropole encore plus splendide: Ninive. Pour alimenter sa nouvelle capitale en eau, le souverain fait capter les eaux du Gomel et du Khosr dans un canal long de près de 50 kilomètres, qui traverse une vallée sur un aqueduc de 200 mètres supporté par des arches de 5 mètres de hauteur.

La chute de l'Empire assyrien
En 667, la conquête de l 'Egypte par Assourbanipal (669-vers 627) donne à l'Empire son extension maximale: tout le Proche-Orient, de Thèbes à la Syrie, de la Palestine jusqu'aux collines isolant la Perse de la plaine mésopotamienne. Cependant, cette Assyrie dominatrice n'a plus longtemps à vivre. Le reflux commence dès avant la fin du règne d'Assourbanipal par la perte de l'Egypte, reconquise en 653 par Psammétique I. Peu après, la Babylonie se révolte. Plus grave encore sont les attaques concertées des Scythes et des Mèdes. L'armée assyrienne cède Assour en 614, Ninive en 612, puis va se réfugier à Harran (ville de la Syrie ancienne, célèbre pour son temple du dieu-Lune Sin), où, malgré la rescousse égyptienne, elle finit par s'incliner définitivement devant les Mèdes (609).  

Lorsque Nabuchodonosor monte sur le trône de Babylone en 605, l'Assyrie n'est plus une puissance, mais elle laisse le souvenir de guerres cruelles suivies de lourds tributs.
La société
La société assyrienne est composée d'hommes libres (awilou), de serfs et d'esclaves.  
 
Les hommes libres
Les citoyens se partagent en trois catégories: les grands propriétaires fonciers, la bourgeoisie urbaine et les petits paysans. Les deux premières ont profité de l'élargissement de l'Empire en mettant la main sur des terres de plus en plus étendues et en se livrant au commerce à longue distance. En outre, le pouvoir, conscient de leur importance économique et politique, s'est montré attentif à leurs doléances: les bourgeois - et par extension, les villes - ont régulièrement obtenu des chartes qui souvent les exemptent de l'impôt et du service militaire.  
Les serfs
L'expansion de l'Empire s'est faite au détriment de la classe des paysans. Ceux-ci, assujettis à l'impôt et aux corvées, astreints au devoir militaire, supportent seuls le poids des guerres incessantes. De même, leur importance économique s'est ressentie de l'existence d'une noblesse foncière employant une abondante main-d'œuvre servile (esclaves et serfs).  

Les esclaves
Souvent endettés et insolvables, les petits cultivateurs tombent en servitude et vont grossir les rangs des esclaves. Ceux-ci - dont chaque guerre augmente le nombre avec de nouveaux prisonniers et déportés - constituent des biens qu'on peut vendre et échanger ou dont on hérite; cependant, ils conservent une personnalité juridique. Ils peuvent contracter mariage avec des personnes de condition libre, posséder des biens et ester en justice. Leur condition, surtout quand ils sont nés dans le pays, peut parfois être moins dégradée que celle des serfs qui, attachés à la terre, achetés et vendus avec elle, dépendent étroitement de leur propriétaire.  
 
L'économie
La documentation assyrienne, principalement tournée vers les événements militaires, ne fournit que de maigres informations relatives à l'état matériel du pays. L'économie, semble-t-il, a très peu évolué depuis la formation de l'Empire et ses fondements sont restés ruraux.  

L'agriculture
L'agriculture au début du I er millénaire apparaît comme l'une des préoccupations majeures du pouvoir. Depuis Assour-Dan II (vers 934-912), les souverains assyriens appellent à l'amélioration des techniques et des rendements. Certains essayent d'introduire les charrues à semoir, d'autres se lancent dans des travaux hydrauliques, d'autres encore, au retour de leurs expéditions guerrières, introduisent de nouvelles espèces animales (chameaux bactrien et arabe) et végétales (coton de l'Indus).  

Le commerce extérieur
Le commerce extérieur, qui ne retrouve pas sa vitalité du temps de l'ancienne Assyrie, paraît néanmoins prospère et diversifié. Encouragé par les souverains, il s'est développé en direction de l' Egypte, du golfe Arabo-Persique, des pays de l'Egée et, vraisemblablement par l'intermédiaire des Phéniciens, a touché les pays de la Méditerranée occidentale. Il porte exclusivement sur les métaux et sur les produits rares tels que le lin, le coton, les teintures, les pierres précieuses et l'ivoire. Il faut aussi noter que les Assyriens, grâce à leurs différentes conquêtes, avaient libre accès à de nombreux gisements de minerais, notamment le fer au Liban et l'argent en Anatolie.

La bibliothèque d'Assourbanipal
On désigne ainsi près de 30'000 tablettes et fragments de tablette portant des inscriptions cunéiformes, découverts de 1851 à 1876 sur le site assyrien de Ninive. Ces documents, qui correspondent à quelque 5'000 ouvrages, proviennent en grande partie de bibliothèques babyloniennes et sumériennes, où ils ont été recopiés à la demande d' Assourbanipal. Certains se rapportent à la divination; d'autres sont des textes conjuratoires; d'autres encore consignent des prières ou narrent des épopées (épopée de Gilgamesh et épopée de la Création).

Dûment enregistrés à leur entrée dans la bibliothèque, les documents recopiés étaient classés par ouvrages et par thèmes puis rangés sur des planches. Les tablettes, pour la plupart, portent au bas un «colophon» mentionnant, entre autres détails, le nom du scribe. Celles qui font partie d'une série sont numérotées, ou leur dernière phrase est reprise en tête de la tablette suivante.
Influencé à ses débuts par les cultures sumérienne, babylonienne puis mitannienne, l'art assyrien s'affirme seulement à partir du IXe siècle, au moment où l'Assyrie, en quête d'un empire universel, s'impose comme la grande puissance proche-orientale. Dès lors, collant à l'idéologie guerrière des rois, il exprime leur prétention à la grandeur et traduit leur amour de la gloire.

L'architecture palatiale
Elle est l'expression privilégiée de l'art royal assyrien, qui a connu deux temps forts: d'abord avec le règne d' Assournazirpal II (884-859) et l'abandon d' Assour pour la nouvelle capitale, Kalhou, située plus au nord sur le Tigre; ensuite, avec Sargon II (722-705 av. J.-C.), fondateur de Dour-Sharrouken (Khorsabad). Dans ces deux capitales, ainsi qu'à Ninive et à Assour, mais aussi dans des villes de province telles que Til Barsip et Arslan Tash en Syrie, les rois assyriens firent construire des bâtiments - palais, temples, ziggourats - qui, même s'il n'en reste aujourd'hui que des tells de briques informes, comptent parmi les plus grandes réalisations architecturales de tous les temps.  

Le palais assyrien est en règle générale construit selon un plan bipartite: une partie publique et une partie privée, organisées chacune autour d'une cour et séparées l'une de l'autre par la salle du trône et par des annexes. Il est orné de beaux reliefs, admirablement exécutés sur de grandes plaques d'albâtre ou de calcaire qui revêtent la base des murs de brique crue, dans les pièces, les corridors et les entrées. Alignés les uns à la suite des autres, ces orthostates constituent de véritables frises horizontales, narrant les exploits des rois et vantant leurs prouesses: scènes de guerre, de chasse, de cour et tirées de la vie quotidienne.  
Ce goût pour le décor s'exprime aussi dans l'utilisation de panneaux de revêtement en briques émaillées multicolores; appliqués aux murs des palais, des temples et des riches demeures privées, voire aux entrées des grandes villes, ils exaltent eux aussi la puissance des Assyriens et témoignent du génie de leurs artistes. Les peintures murales, à l'honneur dans les palais de Til Barsip et de Dour-Sharrouken, figurent également des scènes militaires.  
 
Les arts décoratifs
L'art royal assyrien s'est aussi exprimé dans le travail du métal. Les portes des palais étaient souvent revêtues de feuilles de bronze travaillées à la technique du repoussé, représentant le plus souvent des sujets guerriers.  

L'ivoire, probablement importé de l 'Inde, fut également très utilisé dans l'art ornemental assyrien: les artistes, vraisemblablement syriens, phéniciens mais aussi locaux, l'utilisèrent à la fois pour décorer chaises, trônes, lits, écrans ou portes et pour fabriquer boîtes, vases, bols, cuillers, peignes, épingles. L'étude de ces objets, découverts en grand nombre à Assour, à Khorsabad, à Arslan Tash et surtout à Nimroud, témoigne de la diversité des techniques: gravure, sculpture en relief, ronde-bosse, filigrane, incrustation. Les sujets traités sont variés. Outre les motifs égyptiens ou égyptianisants telle la naissance d'Horus, on distingue des motifs zoomorphes (vaches, daims, griffons, sphinx), des scènes de combats d'animaux, des femmes nues, des représentations du héros Gilgamesh maîtrisant des bêtes sauvages.  
Les Assyriens travaillaient aussi le verre, qu'ils moulaient à la cire perdue; les vases, souvent sculptés, étaient en règle générale peints. Les couleurs utilisées (vert clair, bleu turquoise, pourpre, rouge et blanc) seront plus tard celles des chefs-d'œuvre hellénistiques.
L'organisation de l'armée
Soldats permanents, les Assyriens s'entraînaient de façon continue et faisaient preuve d'une disponibilité accrue par le fait que les troupes étaient réparties sur tout le territoire de l'empire. Ainsi, à la moindre menace ou tension, les forces armées étaient prêtes à intervenir immédiatement, sans parcourir des trajets qui auraient pu différer ou retarder leurs actions.

Instrument redoutable - les campagnes militaires étaient conduites jusqu'à l'écrasement de l'adversaire - au service d'une politique expansionniste systématique, l'armée fut profondément remaniée par Téglath-Phalasar III (746-727). Sous son règne, les rois vaincus seront déportés, parfois exécutés - tout comme les prisonniers- , en tout cas remplacés par des gouverneurs assyriens.  
Si l'armée assyrienne fut sans nul doute la meilleure de l'époque, c'est qu'elle avait atteint un haut niveau d'organisation et qu'elle utilisait à plein le potentiel militaire que représentait le cheval domestiqué. Grâce à elle, les Assyriens réussirent à annexer successivement la Syrie, Babylone et la Mésopotamie, la Judée et enfin l' Egypte.  
L'armée assyrienne se divisait en corps complémentaires : l'infanterie, la cavalerie et un corps de chars, chacun ayant une spécialisation.

L'infanterie assyrienne
L'infanterie lourde était composée de guerriers armés d'une épée, d'une lance et d'un bouclier; ils portaient un casque et une tunique recouverte de plaques de métal. L'infanterie légère et, en particulier, les archers étaient moins protégés pour être beaucoup plus mobiles; avec les armes moins lourdes - javelots, arcs et frondes - , chaque fantassin emportait avec lui une outre de peau imperméabilisée qu'il lui suffisait de gonfler pour franchir des cours d'eau sans risquer de se noyer.

La cavalerie assyrienne
La cavalerie lourde et la cavalerie légère - formées de lanciers et d'archers qui montaient sans selle ni étriers - constituaient sans nul doute l'élément le plus important des forces assyriennes; leur mobilité et leur rapidité d'intervention leur permettaient de pratiquer la guerre éclair et de lancer des raids dans le territoire tenu par l'ennemi.

La charrerie assyrienne
La charrerie - corps de chars de combat - avait la capacité de percer toute formation de fantassins adverse. Enfin, les Assyriens disposaient également d'un matériel de guerre que l'on peut assimiler aux débuts de l'artillerie. Des engins capables de projeter à distance des traits, notamment de grosses flèches et des blocs de pierre, sont évoqués dans la Bible. Certaines machines spéciales, comme les béliers et les tours mobiles, furent construites pour venir à bout des fortifications.


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Vambo


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MessagePosté le: Lun 8 Déc - 15:30 (2008)    Sujet du message: partiel Répondre en citant

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L'empire Babylonien 

Sémitique Bab-Ili «la porte du dieu». Avant de résumer dans l'imaginaire chrétien et médiéval les rêves de puissance, de splendeur et de transgression que peut nourrir l'humanité, l'antique cité de Babylone a été le cœur d'une civilisation qui s'est développée pendant près de douze siècles.    
Ville de Mésopotamie dont les ruines se trouvent à 90 km au sud de Bagdad (près de l'actuelle Hilla, en Irak), elle fut la capitale d'une vaste région de Mésopotamie, arrosée par le Tigre et l'Euphrate, qui connut l'une des plus brillantes civilisations du monde antique. La ville de Babylone existait dès le XXIII e siècle av. J.-C., au temps de la splendeur d' Akkad. Elle passa ensuite sous la domination des Amorrites (XIX e siècle av. J.-C.) pour devenir la capitale de leur sixième roi, Hammourabi.
Razziée par les Hittites au XVI e  siècle av. J.-C., elle fut dominée par les Elamites, avant de devenir assyrienne (VIII e-VII e siècle av. J.-C.). La liberté lui fut rendue par Nabopolassar, qui fonda l'Empire néobabylonien (626 av. J.-C.). Sous le règne de son fils Nabuchodonosor II, la ville atteignit le faîte de sa puissance: elle comprenait alors une double enceinte fortifiée jalonnée de tours, la célèbre porte d'Ishtar, des palais pourvus de toits en terrasses (les fameux jardins suspendus), la colossale ziggourat Etemenanki, des temples richement décorés dédiés au dieu Mardouk.
Devenue province perse sous Cyrus II (539 av. J.-C.), elle vit sa décadence s'accentuer sous Darius et Xerxès. Alexandre le Grand l'annexa en 331 av. J.-C. et y mourut. En 300 av. J.-C., Séleucos la délaissa au profit de Séleucie. Dès le I er siècle av. J.-C., le géographe grec Strabon trouva le site désert.



Le premier texte cunéiforme qui mentionne le nom de Babylone date du règne du roi d'Akkad Sharkali-Sharri (2220-2200 av. J.-C.). La cité, alors bien modeste, n'a pas le prestige de ses voisines du Sud: Nippour, Our, Eridou et Ourouk. Son entrée dans l'histoire ne débute véritablement qu'avec l'arrivée des Amorrites, ces Sémites occidentaux qui, à la fin du XX e  siècle, submergent les pays de Sumer et d'Akkad.  
Parmi ces envahisseurs, un certain Sumou-aboum s'installe à Babylone et y fonde une dynastie qui régnera pendant trois siècles (1894-1595).  
Les Amorrites (ensemble de tribus sémitiques nomades de l'Orient ancien), jusque-là nomades, se laissent alors assimiler par les Babyloniens, adoptent leur langue et sacrifient à leurs cultes. Les premiers rois amorrites prennent le plus grand soin de leur capitale; les inscriptions qu'ils ont laissées font état de nombreux travaux de construction, de restauration et de fortification.
Cette première dynastie babylonienne ne devient une puissance que sous le règne d'Hammourabi (1793-1750). Celui-ci, connu surtout pour son oeuvre de législateur, est aussi un grand conquérant. Par des efforts continus, il parvient à dominer les anciennes «villes de royauté»: Isin, Ourouk, Our et Larsa.  
Plus au nord, il met fin à l'existence du royaume de Mari (1758), annexe Eshnounna (1755) et impose sa souveraineté à Ishmé-Dagan Ier , roi d'Assour ou Assur , aujourd'hui al-Charqat (ville d'Irak qui fut la capitale de l'Assyrie du milieu du IIIe millénaire au Xe  s. environ av. J.-C.)
Sous son règne, la Babylonie (pays de Sumer et d'Akkad unifiés) tient le devant de la scène mésopotamienne; son dialecte - variante locale de l'akkadien - atteint alors son mode d'expression classique, supplante le sumérien et s'impose jusqu'en Syrie, où il est adopté par les scribes de Mari.  
Si, après Hammourabi, la civilisation babylonienne continue de rayonner, l'empire, lui, se révèle fragile. Samsou-ilouna (1750-1712) fait face à de nombreuses révoltes - dont celle de Larsa en 1738 - et perd une partie de l'ancien pays de Sumer. Ses successeurs tentent en vain de refaire l'unité de l'empire; en 1595, les Hittites s'abattent sur Babylone.

A la faveur de ce raid hittite, d'autres envahisseurs, les Kassites, descendus des montagnes de l'Est et du Nord-Est, s'emparent à leur tour de Babylone et y fondent leur propre dynastie.  

Ancien peuple d'Asie, originaire du Zagros, les Kassites pénétrèrent en Mésopotamie au début du IIe millénaire et s'y établirent définitivement au XVIIe s. avant notre ère. Ils fondèrent une dynastie qui régna sur Babylone du XVIe au XIIe s. av. J.-C. et fut renversée par les Elamites.
Tout comme leurs prédécesseurs, les Kassites adoptent la culture suméro-akkadienne et tentent de rendre à Babylone tout son prestige: Agoum II, premier souverain de la dynastie, rapporte les statues du dieu Mardouk et de sa parèdre (déesse à laquelle il est associé) Sarpanitou, enlevées par les Hittites. Vers 1530, les Kassites récupèrent Sumer; la Babylonie à nouveau reconstituée retrouve sa suprématie d'autrefois.  
Mais, à partir du XIV e  siècle, harcelé par l' Assyrie, le royaume babylonien décline; en 1203, le roi d'Assour Toukoulti-Ninourta I er prend Babylone et s'empare des statues de Mardouk et de Sarpanitou. Humiliés, les Kassites parviennent un moment à redresser la situation et chassent les Assyriens, mais en 1153, à la suite d'un raid élamite, leur dernier représentant est emmené captif en Elam.  
 

La fin du XIe siècle est marquée par de grands mouvements de population en Babylonie, comme dans tout le Moyen-Orient. Des tribus d'Araméens et de Chaldéens s'installent en Babylonie, où elles constituent des entités politiques rivales du pouvoir babylonien. Les nouveaux souverains de cette cité s'avèrent incapables de rétablir l'ordre, et la région connaît une triste période durant tout le Xe siècle.
 
La fin du Xe siècle est marquée par le rétablissement de la monarchie assyrienne par Adad-Nirari II. Celui-ci devient menaçant pour Babylone, mais il est repoussé par Nabû-shuma-ukin (880-860 av. J.-C.), qui réussit à améliorer momentanément la situation de son royaume.
 
Après sa mort, une crise de succession secoue Babylone, dont profitent les rois assyriens. Le reste du IXe siècle est marqué par des luttes dynastiques à Babylone et en Assyrie, dont profite à son tour l'un ou l'autre des deux royaumes pour établir sa suprématie sur son voisin. Les Assyriens finissent par l'emporter vers 800 av. J.-C., et la Babylonie tombe à nouveau dans le chaos, des rois Chaldéens tentant de s'établir à Babylone.
 
Ces luttes internes finissent par profiter au royaume assyrien, qui est devenu un véritable Empire sous le règne de Teglath-Phalasar III. Après plusieurs années de luttes, celui-ci réussit à prendre Babylone en 728 av. J.-C., et il s'y proclame roi.
 
A partir de ce moment, la Babylonie va connaître un siècle de résistances à l'occupation de son voisin du nord. Cette lutte, menée avec le support des Élamites, qui deviennent les alliés de Babylone face à l'Assyrie, est initiée par un roi chaldéen, Merodach-baladan, qui réussit même à une période à régner à Babylone à la fin du VIIIe siècle (722 710 av. J.-C. et brièvement en 703 av. J.-C.), avant d'être chassé par Sargon II, puis son fils Sennacherib. Celui-ci fait monter son fils aîné Ashour-Nadin-Shoum sur le trône de la ville, mais il est vite déposé et livré aux Élamites qui le tuent. De rage, le roi assyrien prend la ville et la détruit, totalement selon ses dires, en 689. De plus la statue du dieu Mardouk est transportée en Assyrie où, quoique toujours honorée elle reste captive de nombreuses années. En réalité il est probable que les destructions ne furent que partielles, la rapidité du relèvement de Babylone sous le règne suivant en témoigne.
 
En effet Assarhaddon, qui succède à Sennacherib en 680 av. J.-C. se montre plus généreux envers la grande cité, qu'il restaure ainsi que l'Esagil. À sa mort en 669 av. J.-C., il choisit de faire monter son fils aîné Shamash-shoum-oukin sur le trône de Babylone, sous l'autorité de son autre fils Assurbanipal, qui devient roi d'Assyrie. Après quelques années de scrupuleuse fidélité, Shamash-shum-ukin finit par se révolter contre son frère en 648 av. J.-C., avec l'aide de la noblesse babylonienne, des Chaldéens et des Élamites. Après plusieurs années de guerre, il est vaincu, et il meurt dans l'incendie de son palais lors de la prise de Babylone par les Assyriens (vers 644 av. J.-C.). Cet épisode tragique inspire le personnage mythique de Sardanapale.
 
Même sous la domination étrangère les élites lettrées et marchandes de Babylone se battent avec énergie pour le maintien du statut de grande ville religieuse, dont les habitants sont exemptés de toute charge fiscale. Un texte éminemment politique de cette époque, le Miroir du Prince, estime que la fiscalité royale ne peut concerner Babylone, ainsi que Nippour et Sippar.



Restaurée, embellie et fortifiée après les ravages assyriens de Sennachérib (689) et d'Assourbanipal (648), Babylone est aux VIIe et VIe  siècles av. J.-C. la plus grande ville de l'Orient.  

La splendeur babylonienne, reconnue par les prophètes juifs Isaïe et Jérémie, décrite, entre autres, par le Grec Hérodote et les Arabes Ibn Khordadbeh et Tabari, est aussi attestée par l'archéologie. Le site couvre environ 975 ha délimités par une enceinte extérieure longue de 11,5 km; celle-ci, construite à l'époque de Nabuchodonosor, se compose de deux murs: l'un, intérieur, épais de plus de 7 m, est fait de briques séchées au soleil; l'autre, extérieur, large d'une dizaine de mètres, est édifié à partir de briques cuites. C'est au centre de cet espace que s'étend, à cheval sur le cours ancien de l'Euphrate, le coeur de la ville de Babylone.
 

Ce noyau, qui abrite les palais royaux, les temples, une voie dite «processionnelle» ainsi que des quartiers d'habitation, est également entouré d'un rempart. Son enceinte, en briques crues, percée de huit portes, est faite de deux murs parallèles flanqués de tours et séparés par un fossé rempli d'eau. La porte d'Ishtar, haute d'au moins 15 m, est remarquable par la richesse de son décor; sa façade flanquée de deux tours est ornée de dragons (symboles de Mardouk) et de taureaux (symboles d'Adad), motifs en briques moulées en relief et émaillées en blanc et en jaune sur fond bleu réalisés à l'époque de Nabuchodonosor.  
Parmi les bâtiments alignés de part et d'autre de la voie processionnelle, le palais sud, construit pour l'essentiel sous les règnes de Nabopolassar et de Nabuchodonosor, étonne par ses majestueuses dimensions (322 à env. 190 m).  
Au sud de ce palais se dresse la ziggourat appelée Etemenanki («Maison du fondement du ciel et de la terre»). Cette tour de Babel, dont la destruction a été achevée par Alexandre le Grand, n'existe plus. On sait seulement qu'elle était construite sur un plan carré de 91 m de côté; ses étages, peut-être au nombre de sept, supportaient une chapelle qui, selon Hérodote, était rehaussée de briques émaillées. A proximité de la ziggourat, toujours dans cette même partie de la ville, se dressait l'Esagila, énorme sanctuaire dédié à Mardouk.



L'Empire néobabylonien
Le Chaldéen Nabopolassar (626-605) fonde la Xe et dernière dynastie de Babylone. Allié des Mèdes dès 625, il attaque l' Assyrie, qui s'écroule en 612.
Son fils, Nabuchodonosor II - célèbre pour avoir pris Jérusalem et déporté l'élite juive sur les bords de l'Euphrate -, échoue à s'emparer de l' Egypte mais réussit à dominer toute la Mésopotamie, la Syrie et la Palestine. La Babylonie, désormais maîtresse du couloir syrien et du nord de l'Arabie, détient le monopole du grand commerce. Les revenus considérables de l'empire sont en grande partie consacrés à l'embellissement des cités; outre Babylone, Our, Ourouk, Nippour, Sippar, Kish, Larsa et Barsippa connaissent une intense activité architecturale.

Le déclin de Babylone

Parmi les successeurs de Nabuchodonosor, Nabonide (556-539) est le seul qui se maintienne quelque temps sur le trône, mais il ne peut repousser l'attaque du Perse Cyrus
Babylone prise en 539 est néanmoins traitée avec le plus grand respect; ses dieux, entourés des égards de l'envahisseur, sont maintenus dans leurs temples. Cyrus restaure même des sanctuaires à Our et à Ourouk; à Babylone, où il établit sa résidence d'hiver, il fait construire un arsenal, un palais pour le prince héritier et un immense «apadana» (salle soutenue par des colonnes) pour son propre palais.  
Par contre, les autres rois de Perse, accaparés par la guerre contre les Grecs, s'intéresseront peu à leur nouvelle satrapie. En 482, Xerxès I , irrité par l'esprit «national» de ses sujets babyloniens, démantèle leur capitale et emporte la statue d'or de Mardouk.  
A partir du V e  siècle, écartée du grand commerce, écrasée sous les charges fiscales, la Babylonie connaît un grand marasme économique. Sa situation culturelle est aussi peu brillante: les Perses, accourus en grand nombre sous les règnes de Darius et de Xerxès, imposent dans les vallées du Tigre et de l'Euphrate les divinités iraniennes; l'araméen, devenu la langue officielle de l'Empire achéménide, achève de supplanter le dialecte babylonien. La culture suméro-akkadienne ne survit que dans les cercles étroits des scribes et des savants.  
En 331, Babylone, amoindrie, opprimée et appauvrie, acclame Alexandre le Grand, qui en fait la capitale de l'Asie et voudrait lui redonner sa splendeur; mais il la délaisse pour d'autres conquêtes. De retour neuf ans après, il a tout juste le temps d'y mourir.
Dès lors, Babylone continue à courir vers son déclin. Peu après 301, la fondation macédonienne de Séleucie du Tigre lui ravit son statut de capitale. Les Parthes, indifférents à son sort, la laissent péricliter.


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Vambo


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MessagePosté le: Lun 8 Déc - 15:30 (2008)    Sujet du message: partiel Répondre en citant

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L'empire Perse 

 

 

Le territoire de la Perse antique correspond approximativement à celui de l'actuelle République islamique d'Iran, et l'antique Perside à l'actuelle province de Fars (région de Chiraz).
 
Cet immense empire attisa sans cesse la convoitise des royaumes voisins. Alexandre le Grand, reprenant le rêve mythique de Philippe de Macédoine, la conquit et tenta de réaliser l'union de l'Orient et de l'hellénisme, mais son oeuvre ne lui survécut pas.
 
La Perse est un ensemble de hauts plateaux, d'une altitude généralement supérieure à 1000 m, souvent arides et même désertiques, jouissant d'une luminosité exceptionnelle. Ils sont dominés au nord par la chaîne de l'Elbourz, qui les sépare de la mer Caspienne, et à l'ouest par le Zagros, qui les isole du bassin du Tigre et de l'Euphrate


La civilisation de Sialk
Ce pays, situé entre les foyers de civilisation de la Mésopotamie et de l'Indus, bien qu'appartenant plutôt au monde des steppes, a accueilli assez précocement des installations humaines.
 
Au VIIe millénaire, le site néolithique de Tepe Tang-e Chakmak paraît bien caractérisé et, du VIe au IVe millénaire, des villages et des activités agricoles sont attestés sur le plateau iranien. Le site le plus connu est celui de Sialk, près de Téhéran, dont le peuplement serait le fait d'Asianiques, qui ne sont ni sémites ni indo-européens.
 
Huttes de branchages, maisons en pisé, élevage de boeufs et de moutons, outils de pierre, céramique, travail de l'os, utilisation de coquillages y sont attestés. Au début du IVe millénaire, la brique fait son apparition, la céramique est décorée de motifs zoomorphes, le cuivre est largement utilisé et les habitants font venir cornalines et turquoises, signe d'un développement des relations commerciales avec les communautés du golfe Arabo-Persique.
 
A la fin du IVe millénaire, la civilisation protohistorique iranienne se métamorphose au contact de nouveaux courants culturels ; l'un, oriental, provient de l'Asie centrale et va rester longtemps circonscrit dans la région nord-est du plateau ; l'autre, occidental, s'impose, depuis Suse et le pays d'Élam, au reste de l'Iran.
 
Sur la bordure des monts Zagros, les Asianiques du pays d'Elam, au contact de la Mésopotamie, se dotent de leur propre écriture, qui est adoptée ensuite sur les hauts plateaux.

La civilisation élamite

Au début du IIIe millénaire, les Elamites sont présents dans tout le sud de l'Iran, notamment dans la plaine de Susiane - à la limite de l'Iran et de la Mésopotamie.
 
Suse serait la première capitale de leur État, qui adopte l'écriture cunéiforme, la tablette, le cylindre-sceau et la poterie rouge unie de la civilisation mésopotamienne. Ces emprunts se multiplient au fur et à mesure que se développe un «commerce de comptoir» entre le plateau, riche en ressources, la Susiane et la Mésopotamie, dépourvues de matières premières, commerce qui va accroître l'influence mésopotamienne sur l'État iranien. Par ailleurs, l'empire d'Akkad absorbe, au XXIIIe siècle av. J.-C., l'État élamite.
 
Cependant, en cette seconde moitié du IIIe millénaire, faute de sources archéologiques, on ignore si la pénétration mésopotamienne se poursuit à l'intérieur du plateau. À Sialk s'installe un hiatus, qui, pour près de deux millénaires, nous prive de toute information. À Hissar, au nord-est, l'influence culturelle orientale, sensible dès le IVe millénaire, semble se limiter à l'adoption d'une céramique noire, ou gris-noir, en provenance d'Asie centrale.
 
Les Élamites, tout en restant sous l'emprise de la Mésopotamie, refusent la domination politique akkadienne ; farouches guerriers, ils secouent le joug mésopotamien et engagent la Perse dans une longue période de conflits, auxquels se mêlent bientôt les Lullubis, les Goutis et les Kassites, autres populations montagnardes, d'origine asianique également.
 
Au IIe millénaire, le plateau est connu pour fournir de l'or, de l'étain, du cuivre, du plomb, du lapis-lazuli, ainsi que le bois des forêts des massifs montagneux. Ces richesses permettent au roi d'Élam, Ountash-Napirisha - qui a régné de 1275 environ à 1240 - , de fonder, au sud de Suse, une cité nouvelle : Dour-Ountash, ou forteresse d'Ountash. Cette dernière, actuel site de Tchoga Zanbil, est dotée d'une triple enceinte et d'une tour à étages (ziggourat).
 
Mais l'État élamite, épuisé par de nombreuses guerres et des conquêtes éphémères, est en déclin ; le Babylonien Nabuchodonosor s'en empare alors et l'annexe vers 1110. Dans le courant du millénaire, les Aryens progressent depuis le nord sur les hauts plateaux.
L'Empire Mède
Devant l'absence de sources écrites, c'est l'archéologie qui met en valeur l'originalité de plusieurs cultures régionales, notamment celle d'Amlach, avant qu'apparaissent, dans les annales assyriennes, les nouveaux venus des steppes d'Asie centrale : les Mèdes, au sud de la Caspienne, les Perses plus au sud et les Parthes plus à l'est.
 
Les Aryens sont de redoutables cavaliers, qui s'établissent sur un plateau encore peu peuplé, où ils vont fonder des principautés indépendantes. L'Elam ne leur résiste pas, et cependant l'Empire assyrien multiplie les expéditions contre eux, lesquelles sont d'ailleurs toujours présentées comme victorieuses.
 
Au VIIe siècle, les Mèdes prennent l'avantage ; leur roi Cyaxare (vers 633-584), allié des Babyloniens, participe à l'effondrement de l'Empire assyrien (612, chute de Ninive), annexe l'Assyrie et récupère ainsi ses possessions d'Asie Mineure - ce qui lui permet d'étendre son empire à l'ouest, jusqu'à l'Halys. Le souverain contrôle tous ses territoires depuis la capitale, Ecbatane (aujourd'hui Hamadhan).
 
Mais l'Empire Mède ne dure guère. Vers 550, il tombe aux mains du roi perse achéménide (d'Achéménès, ancêtre peut-être mythique des rois perses), Cyrus II, qui s'empare d'Ecbatane, capture le souverain mède, Astyage, et annexe la Médie et ses possessions.
 

La domination des Achéménides

Les Achéménides vont dominer tout le territoire iranien. Cyrus II pousse les limites de son Empire jusqu'à l'Asie centrale, mais fonde sa capitale, Pasargades, en Iran (550). Il vainc Crésus, roi de Lydie (546), soumet certaines villes grecques d'Asie Mineure, et étend son emprise jusqu'à l'Iaxarte (l'actuel Syr-Daria). Il conquiert Babylone (539), la Mésopotamie, la Syrie, la Phénicie et la Palestine. 

Des conquérants magnanimes
La rapidité de cette expansion s'explique par les qualités militaires des soldats, mais aussi par une grande tolérance envers les peuples soumis. Les conquêtes se sont rarement accompagnées d'exactions ou de pillages, actes habituels du temps des Assyriens. Cyrus, accueilli le plus souvent en libérateur, est sans conteste le plus magnanime des conquérants perses. À Babylone, ainsi que dans tout Sumer et Akkad, il honore les dieux locaux et protège les lieux de culte ; c'est le cas à Our, où il fait réparer l'enceinte du temple de Sin, les temples de Nanna-Sin et de Nongal, ainsi qu'à Ourouk, où il entreprend la restauration de l'Eanna. Sa sollicitude va aussi aux juifs ; il fait reconstruire leur temple à Jérusalem et rapatrie, sur les bords de l'Euphrate, les anciennes populations déportées par Nabuchodonosor.
 
Mais Cyrus meurt en opération contre les Massagètes, nomades vivants à l'est de la mer Caspienne. Son fils Cambyse (530-522) lui succède et poursuit son œuvre ; il conquiert l'Égypte (525), obtient le tribut de la Libye, de la Nubie, et étend sa souveraineté sur la Cyrénaïque. Désormais l'Empire achéménide a atteint les limites occidentales qu'il gardera durant près de deux siècles, tandis qu'il s'étend vers l'Orient jusqu'à l'Indus et au bassin du Tarim.
 
Cependant, Cyrus et Cambyse, tout occupés à la conquête, ont négligé l'organisation administrative de l'Empire.

Un empire organisé

Darius I (522-486), qui leur succède après avoir fait assassiner son prédécesseur, Gaumata - accusé d'être un mage qui s'est fait passer pour Bardiya, fils de Cyrus II - , comblera cette lacune. Le nouvel empereur réorganise l'Empire en vingt satrapies payant tribut ; l'élaboration d'un Code de lois souple lui permet d'établir un contrôle unifié sur tout le territoire. Il frappe la première monnaie stable perse (en or), la darique, et uniformise les poids et mesures.
 
Darius I entreprend également une série de grands travaux, dont le creusement d'un canal reliant le Nil à la mer Rouge, améliore les voies de communication, qui, dans cet immense territoire, représentent un problème majeur, fonde Persépolis, la cité d'apparat, dont l'architecture rassemble les styles de tout l'Empire, etc.

Une volonté de tolérance

A l'instar des empires orientaux qui l'ont précédé, l'Empire perse est une «monarchie absolue» à base religieuse ; toutefois, bien qu'il se réclame du dieu suprême des Perses, Ahura-Mazda, Darius Ier ne néglige pas les divinités des peuples assujettis ; les cultes d'Amon-Rê, en Egypte, et de Mardouk, en Babylonie, sont officiellement reconnus.
 
Le même souci de tolérance transparaît à travers l'organisation administrative. Le système des satrapies organisé par Darios Ier est calqué sur le modèle des provinces assyriennes ; bien que gouvernées par des satrapes relevant de l'autorité impériale, elles jouissent d'une indépendance de fait ; les agents de l'administration centrale se contentent de percevoir le tribut et d'exercer la justice supérieure dans le respect des traditions locales.
 
Cependant, les entreprises militaires de Darius I sont moins heureuses que ses réformes administratives. Il est repoussé par les Scythes en 513 av. J.-C., et l'Ionie se révolte à partir de 499, ce qui va déclencher les guerres médiques. Sa tentative pour punir Athènes le conduit à la rude défaite de Marathon, en 490. Une invasion massive de la Grèce par son fils Xerxès, qui tente de soumettre l'ensemble du monde hellénique, est pareillement contenue lors de la bataille navale de Salamine, en 480, et, l'année suivante, à Platées et à Mycale.
 
Après la mort de Darius I, les difficultés intérieures de l'Empire ne cessent de croître - révolte de l'Égypte (486-485), puis de Babylone (482 ou 479), intrigues, corruption, etc. Reflet de l'Empire, l'armée manque de cohésion et son commandement se révèle de plus en plus difficile.


Alexandre le Grand
Dans la seconde moitié du IVe siècle, au moment où, en Occident, Philippe II de Macédoine réalise l'unité de la Grèce, l'Empire achéménide est au bord de la ruine. Alexandre le Grand, héritier de Philippe, reprenant le projet de son père, lance une expédition contre les Perses.
 
En 334 av. J.-C., l'Empire s'effondre devant les phalanges macédoniennes d'Alexandre, qui, en quelques années, poussera sa conquête jusqu'à l'Indus. Cependant, contrairement à toute attente, Alexandre se comporte en héritier légitime des vaincus ; à l'instar de Cyrus le Grand, il fait montre de la plus grande tolérance envers ses nouveaux sujets. Plus même, il reprend à son compte le cérémonial de la cour achéménide et donne à ses officiers et à ses soldats macédoniens des épouses perses. Toutefois, il substitue à l'araméen la koinè grecque, qui devient le véhicule de communication de tout le monde grec à l'époque hellénistique ; les enfants iraniens sont d'ailleurs éduqués dans cette langue.
 
La tentative d'unir dans un même empire Orient et Occident, voeu d'Alexandre, s'effondre avec la mort prématurée du Macédonien, en 323 av. J.-C. Néanmoins, les conséquences de ses conquêtes en Asie sont très importantes sur le plan culturel, en particulier la diffusion de l'hellénisme, notamment en Iran.

Les Séleucides

Après le partage de l'héritage d'Alexandre entre ses généraux, les diadoques, de vastes territoires s'étendant de la Méditerranée à l'Indus - non compris l'Égypte, la Palestine, la Syrie méridionale et une partie du littoral de l'Asie Mineure - échoient à Séleucos, satrape grec de Babylone. Celui-ci fonde la dynastie hellénistique des Séleucides et prend le nom de Séleucos Ier.
 
Il tente de poursuivre la politique d'Alexandre en créant des villes nouvelles - Séleucie sur le Tigre, Antioche sur l'Oronte - et en hellénisant les anciennes capitales perses : Suse devient Séleucie, Ecbatane prend le nom d'Épiphanéia. Cependant, l'action séleucide se heurte assez vite à une vive opposition des Parthes arsacides.

Les Parthes arsacides

L'arrivée au pouvoir d'une dynastie de rois originaires d'Iran apparaît comme une réaction nationale à l'influence hellénistique. Les Parthes, des nomades apparentés aux Scythes, émigrés de la région de la mer d'Aral et de la mer Caspienne, conduits par Arsace - qui donnera son nom à la dynastie - , s'installent en Hyrcanie-Parthiène dans la seconde moitié du IIIe siècle.
 
Opiniâtres, ils harcèlent les Séleucides ; au cours du IIe siècle, leur roi Mithridate I parvient à prendre diverses provinces sous domination séleucide, notamment l'Iran et la Babylonie, où il fonde la nouvelle capitale parthe, Ctésiphon, en face de Séleucie.
 
La Route de la soie
Ce nouvel Empire, qui s'étend de l'Afghanistan actuel à l'Euphrate, occupe une place prépondérante dans les relations commerciales entre l'Occident, les Indes et l'Extrême-Orient. Les Parthes, qui entretiennent des relations étroites avec les Chinois, vont contrôler la Route de la soie ; l'Iran devient ainsi une plaque tournante des produits orientaux à destination de la Mésopotamie, de la Syrie et de l'Empire romain, alors maître d'une grande partie du Proche-Orient. Les Romains cherchent à dépasser la frontière de l'Euphrate et à prendre le contrôle de l'Arménie, tombée sous la dépendance parthe. Au terme d'une guerre acharnée, qui s'étend sur près de trois siècles, les Parthes, affaiblis, finissent par céder face à Trajan en 115-117 apr. J.-C ; à Lucius Verus en 165 ; et à Septime Sévère en 197-198. C'est le début du déclin de la royauté parthe, qui sera anéantie par les Sassanides.
 
Les Parthes, auparavant nomades, se sont révélés de grands bâtisseurs. Sous leur règne, la Mésopotamie connaît une intense activité urbaine ; d'importants travaux de construction ou de restauration sont réalisés à Babylone, Ourouk, Kish, Séleucie, Nippour. De même, ils ont fait renaître les cités abandonnées de Girsou (aujourd'hui Tello), Ninive et Assour.
 
Sur le plan culturel, la civilisation parthe ne marque pas une grande rupture avec la période séleucide. L'emploi du grec prédomine, malgré l'adoption de la langue parthe écrite, dont l'alphabet est dérivé de l'araméen. Sur les monnaies, où les dieux représentés sont grecs, les rois arsacides portent le titre de «Philhellènes».
 
Toutefois, à partir du Ier siècle apr. J.-C., le rejet de l'hellénisme commence à se faire sentir : retour à d'anciennes traditions religieuses iraniennes, multiplication, sur les monnaies, de légendes en langue parthe, recherche de formes artistiques et de techniques libérées de toutes influences extérieures, etc. À la veille de l'ère sassanide, l'Iran se détache lentement de l'emprise hellénistique.

L'empire des Sassanides

Au début du IIIe siècle, Ardachêr I, vainqueur du roi parthe Artaban V, se fait couronner roi à Ctésiphon vers 224. Il fonde ainsi l'Empire perse sassanide – dont le nom vient de Sassan, son ancêtre éponyme –, qui prétendait renouer avec les traditions achéménides.
 
En effet, les Sassanides sont aussi des Perses originaires du Fars, mais le renouvellement de l'histoire s'arrête là. Révoltés contre les Parthes, ils parviennent, dès 224 apr. J.-C., à soumettre la Babylonie et la capitale de l'Empire, Séleucie-Ctésiphon. En 241, au moment où le roi Ardachêr abandonne le pouvoir, l'Empire sassanide s'étend de l'Euphrate aux abords de l'Indus.
 
Comme leurs prédécesseurs parthes, les Sassanides cherchent à s'assurer le contrôle des voies commerciales entre la Méditerranée, les Indes et l'Extrême-Orient ; pour ce faire, ils doivent combattre sur deux fronts ; l'un occidental, face à Rome et bientôt à Byzance ; l'autre oriental, face à l'empire des Kouchans et aux puissances nomades de l'Asie centrale, les Huns et les Turcs. La plupart des rois sassanides se donnent cette double mission ; les premiers réussissent à remporter d'importantes victoires sur les empereurs romains, mais, à partir du IVe siècle, les succès sassanides se font plus rares.
 
Au Ve siècle, à l'intérieur de l'Empire, les complots de la noblesse se multiplient et la violence religieuse et sociale des mazdakites se développe, tandis que la guerre reprend à ses frontières, à l'ouest comme à l'est, face aux Romains.
 
Au VIe siècle, cependant, l'État sassanide connaît un certain redressement : Khosrô Ier (Chosroès), qui a accédé au pouvoir vers 531, rétablit l'ordre à l'intérieur en procédant à des réformes et en mettant fin au mouvement mazdakite, tandis qu'à l'extérieur il signe la paix avec Byzance mais anéantit les Huns ; il étend sa domination au Yémen, d'où il chasse les Éthiopiens (575).

Apogée et déclin

Sous Khosrô II, l'Empire atteint son apogée ; la guerre, dans la partie occidentale, se solde par d'importantes victoires ; les troupes perses occupent successivement l'Arménie, Édesse, Césarée de Cappadoce, Antioche, Damas et Jérusalem. En 619, Khosrô II pousse à travers l'Égypte, où il occupe tout l'Est et étend son emprise jusqu'à Alexandrie. Cependant, les succès sassanides se révèlent assez vite éphémères ; dès 628, Byzance se ressaisit, récupère tous ses territoires perdus et assiège même Ctésiphon. À partir de 634, les Sassanides, affaiblis, subissent l'invasion arabe. Leur empire, moins bien structuré que celui des Byzantins, est détruit par l'expansion arabe. Ils sont vaincus en 637 à Qadisiyya, près de l'Euphrate, et en 642 à Nehavend, et leur empire passe sous domination islamique.
 
Culturellement, le dernier empire, celui des Sassanides, en particulier sous le règne des Chosroès, se détache des traditions hellénistiques et parthiques pour renouer avec celles de l'époque achéménide.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 04:50 (2018)    Sujet du message: partiel

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